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Portrait photographique - Studio Photo Vercel

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Déc 22, 2020 Book Photo, Book Photo Solo, Corporate 0 Comments

Portrait photographique

Portrait photographique d’auteur par Paolo Monti, 1955.

Un portrait photographique est un portrait visuel d’une personne réalisé à l’aide d’un appareil photographique ou d’un téléphone mobile.

Les portraits photographiques apparaissent au milieu du xixe siècle à partir de 1850 sans concurrencer les portraits peints, en taille naturelle et de grand format, mais en élargissant très largement leur clientèle grâce à leur prix très inférieur.

Dans l’histoire de la photographie, plusieurs photographes se sont fait une spécialité du portrait, soit exclusivement comme NadarÉtienne CarjatAugust SanderYousuf KarshAnnie Leibovitz ou Bernard Poinssot, soit comme une facette de leur travail comme Helmut NewtonJean-François BauretPhilippe HalsmanPaolo Roversi ou Jean-Louis Swiners.

L’autoportrait photographique peut se pratiquer avec un miroir, un retardateur, un déclencheur à distance. Il a pris, avec la possibilité de photographier avec un téléphone mobile, une extension considérable avec la généralisation des selfies.

Histoire

Autoportrait de Robert Cornelius, 1839. (Au dos : The first light picture ever taken.)

Julia Jackson et Sir John Herschel, par Julia Margaret Cameron, 1867.

Balthus photographié par Oliver Mark

Balthus, par Oliver Mark, 2000.

L’acteur américain Jimmy Durante et son célèbre nez

L’invention de la photographie, tout en bouleversant l’art et l’économie du portrait peint, n’a pas entraîné sa disparition. La photographie, dans son premier siècle d’existence, était incapable de rivaliser avec la peinture pour ce qui est du format et de la couleur. Elle a affecté la notion de ressemblance et mis en relief l’importance de l’éclairage, de la perspective et du matériel utilisé.

Dans un premier temps, on observe la proximité entre certaines photographies et les portraits peints les plus classiques. Puis l’art du portrait photographique s’est peu à peu affranchi du modèle pictural, inventant et affinant son propre vocabulaire et influençant à son tour le genre dont il s’était détaché.

La photographie inaugure une nouvelle ère dans la représentation puisque l’on est à présent capable d’obtenir l’illusion d’une représentation du réel indépendante de la perception humaine1. L’invention de la photographie détermine l’émergence de la notion d’« objectivité » au milieu du xixe siècle2. Tant le photographe Nadar3 que la professeur de dessin Madame Cavé4 ont constaté à quel point le portrait, pour être reçu, doit être plus fidèle à la perception humaine qu’à la physique.

Les premiers portraits photographiques, ou daguerréotypes, étaient figés et formels. Dans les ateliers éclairés par la lumière indirecte pour éviter les ombres trop marquées, les portraiturés devaient tenir la pose plusieurs secondes, la nuque fixée par un support spécial. Dès 1842Louis-Auguste Bisson réalise celui d’Honoré de Balzac, qui considère le procédé comme magique et fait des émules. Suivant son exemple, Théophile Gautier et Gérard de Nerval attribuent au portrait photographique quelque chose de surnaturel5.

Robert Cornelius (1809–1893), photographe américain né aux Pays-Bas, intéressé par la chimie, travaillait à améliorer le daguerréotype lorsqu’il prit un portrait de lui-même devant la boutique familiale, en . Cette photographie est à la fois le premier portrait et le premier autoportrait photographique.

Le photographe Nadar a exécuté des portraits dont les poses visent à exprimer la psychologie et la position sociale de ses clients, sur le modèle des portraits peints. Son célèbre portrait de Victor Hugo en 1884 le montre courbé par les ans, appuyé sur une petite pile de livres, en costume de bourgeois prospère6. Dans la même veine, Julia Margaret Cameron fut une spécialiste du portrait évocatif victorien. Henri Cartier-BressonRichard Avedon et d’autres ont également beaucoup travaillé sur le portrait expressif. Depuis 1934, à Paris, le studio Harcourt a immortalisé bon nombre de personnalités en perpétuant la tradition du portrait en studio.

Avec l’évolution de la technologie, la notion de « naturel », opposé au « culturel » qui se réfère à une tradition picturale, s’établit dans le portrait photographique. Mathew Brady immortalise la vie quotidienne des soldats pendant la Guerre de Sécession américaine. Au xxe siècleDorothea Lange ou Robert Doisneau, élargissent le champ d’action du photographe en représentant des gens simples dans leur quotidien.

La focale et la distance de prise de vue

La choix de la focale et de la distance de prise de vue la plus adaptée à la prise de vue d’un portrait en gros plan a donné lieu à de nombreuses règles et recommandations. René Bouillot expose la doctrine classique. « L’exagération de la perspective donnée par un objectif grand-angulaire devient désagréable et caricaturale lorsqu’on effectue un portrait7 ». Un grand-angulaire est un objectif dont la distance focale est plus courte que la diagonale de l’image8. La distance minimale est d’après ce principe au moins la diagonale prise sur le sujet ; pour un portrait en buste inscrit dans un rectangle de 45 × 60 cm, elle est ainsi de 75 cm. Il préconise un objectif du double de la focale normale pour un visage plein cadre, ce qui donne à peu près la même distance9Il pense que la distance minimum de prise de vue est de 3 mètres[réf. souhaitée].

Un portraitiste mondialement réputé comme Martin Schoeller réalise tous ses close-up à environ 1-1,20 mètre de son sujet.

Inversement, tous les photographes qui ont fait des portraits de l’acteur américain Jimmy Durante célèbre pour son appendice nasal l’ont photographié de très près.

En portrait de rue, un photographe tel que Bruce Gilden (considéré par Magnum Photos comme le plus agressif des photographes de rue de sa génération) a pour devise de ne jamais tirer le portrait de ses sujets à plus d’un mètre cinquante.

En équivalent photographique du concept de caméra subjective et en photographies reprises d’une séquence réalisée en caméra GoPro, la distance de prise de vue peut être de l’ordre d’une dizaine de centimètres.

La retouche

Le portrait comporte une certaine part d’idéalisation. Le maquillage, l’éclairage et la mise en scène y participent, mais aussi la retouche d’image, utilisée non seulement pour remédier à des défauts techniques passés inaperçus à la prise de vue, comme des ombres ou des reflets, mais à transformer peu ou prou l’apparence du sujet, de la suppression d’un bouton à la transformation des formes.

La direction du modèle

De nombreux photographes collaborent avec des modèles et les guident vers la pose recherchée.

Le but est de leur donner confiance et de leur permettre de comprendre les attentes photographiques en termes de pose et d’expression.

La direction de modèle est nécessaire autant en extérieur qu’en studio et varie en fonction du projet photographique du photographe et/ou de la modèle.

Les grands photographes portraitistes

XIXe siècle

Parmi les grands portraitistes du xixe siècle, on doit citer : Julia Margaret CameronÉtienne CarjatNadar, etc.

XXe siècle

Parmi les grands portraitistes du siècle dernier, citons :

XXIIe siècle

Parmi les grands portraitistes actuels, on peut citer :